Infirmièr·e Puéricultrice (IPDE)

Ses missions :

  • Accompagner, éduquer, soigner dans les ser­vi­ces de pro­mo­tion et de pro­tec­tion de la santé de l’enfant et de sa famille, dans les établissements sani­tai­res, sociaux et médico-sociaux, et les ser­vi­ces d’accueil des enfants de la nais­sance à l’ado­les­cence ;
  • Réaliser les consultations médicales en binôme avec le médecin pour les enfants de moins de 6 ans ;
  • Effectuer des bilans de santé en école maternelle ;
  • Réaliser des campagnes de prévention sanitaires et sociales, participer à l’agrément et au suivi des assistantes maternelles ;
  • Effectuer des visites à domicile dans le cadre d’un suivi post natal .
  • Effectuer des visites à domicile dans le cadre de la protection de l’enfance. L’IPDE peut être mandaté·e en binôme avec un·e travailleur·se social·e de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) pour faire une visite à domicile suite à des IP (Informations Préoccupantes), relayées par la CRIP (Centre de Recueil des IP). Ce binôme s’il le juge nécessaire, peut faire la demande de mesures judiciaires ;
  • Soigner à domicile dans le cadre d’HAD pour les enfants ayant relevé de la néonatalogie, suivi en hématologie, ou pris en charge en soins palliatifs ;
  • Les IPDE de PMI travaillant en collaboration avec les maternités peuvent accompagner les jeunes parents à domicile estimés en difficulté, pour le retour à la maison ;
  • Selon l’article R4311-13 du Code de la Santé Publique « les actes concer­nant les enfants de la nais­sance à l’ado­les­cence, et en par­ti­cu­lier ceux ci-des­sous énumérés, sont dis­pen­sés en prio­rité par une infir­mière titu­laire du diplôme d’Etat de pué­ri­cultrice et l’infir­mier ou l’infir­mière en cours de for­ma­tion pré­pa­rant à ce diplôme : 
    • Suivi de l’enfant dans son déve­lop­pe­ment et son milieu de vie ; 
    • Surveillance du régime ali­men­taire du nour­ris­son ; 
    • Prévention et dépis­tage pré­coce des ina­dap­ta­tions et des han­di­caps ; 
    • Soins du nou­veau-né en réa­ni­ma­tion ; 
    • Installation, sur­veillance et sortie du nou­veau-né placé en incu­ba­teur ou sous pho­to­thé­ra­pie ».

L’IPDE peut exercer dans différents secteurs d’activité : crèche (gestion, direction), PMI (prévention, protection, éducation), cabinet, hôpital, etc. En crèche, l’IPDE peut aussi occuper des fonctions d’encadrement.

Mode d’accès : Aucune expérience minimum en tant qu’IDE pour prétendre au concours d’entrée en école d’IPDE.

Le concours se compose :

  • De 2 épreuves écrits type QCM, QROC (concernant la physiologie, la physiopathologie, l’anatomie et les thérapeutiques médicamenteuses de l’enfant mais aussi les connaissances relatives au métier d’infirmier et à l’état sanitaire et médico-social de la France) ;
  • D’un exposé oral de 10 minutes sur une situation en rapport avec l’exercice infirmier (sujets tirés au sort).

Le total des notes obtenues doit être égal ou supérieur à 30 points sur 60 et sans note éliminatoire. Toute note inférieure à 7 est éliminatoire. Les candidat·e·s les mieux classé·e·s sont admis·e·s dans la limite des places disponibles.

Programme : sur une année à temps plein repartie en 650 heures de cours théoriques, 710 heures de stage clinique et 140 heures de travaux dirigéés.

La formation porte sur :

  • L’enfant, de la vie intra utérine à l’adolescence (150h) ;
  • La maladie, la prévention médicale, médico-sociale et socio-éducative (150h) ;
  • L’environnement familial et social (150h) ;
  • Exercice professionnel, réglementation, formation à la gestion (90h) ;
  • Stages dans les services accueillant des enfants : médecine ou chirurgie pédiatrique, maternité, structures d’accueil de jeunes enfants, PMI, néonatalogie (710h) ;
  • Temps pédagogiques de réflexion et d’exploitation des stages (100h) ;
  • Travail personnel (150h).

À l’issue de la formation, le diplôme d’état de puéricultrice s’obtient par validation :

  • de 3 contrôles de connaissances sur l’année ;
  • des différents stages ;
  • d’un Projet Professionnel (PP) ;
  • d’une Résolution d’un Problème de Santé (RPS) réalisé sur un terrain de stage. Cette épreuve consiste en une présentation orale de dossier et mise en place d’une action (par exemple d’animation) ;
  • d’une Action d’Information en Matière d’Éducation à la Santé (AIMES) qui constitue un mémoire de groupe.

Rémunérations :  

  • En stage : les périodes de stage étant de 4 semaines, il n’y a aucune obligation légale de rémunérations. Les stagiaires ne sont donc pas rémunéré·e·s.
  • Pour un·e infirmièr·e puéricultrice débutant·e : environ 2000 € brut dans la fonction hospitalière au 1er janvier 2020. Après 25 ans de carrière, son salaire peut atteindre environ 3000€.